Photo by Stuck in Customs

Les vacances hivernales mais ensoleillées, riches en rencontres et en découvertes sont déjà derrière nous. Elles ont laissé place, comme à chaque fois, au retour à la vie citadine et bien occupée de la capitale des Indes.

Comme je le précisais la semaine dernière, ce qui marque, c’est tout d’abord la différence de température : 30 degrés dans le sud, une dizaine à Delhi. On en tire vite les leçons en investissant dans deux petits radiateurs portables, qui ressemblent grossièrement à des rétroprojecteurs sur pattes. Leur utilité est réduite à quelques semaines par an. Comme l’avait prédit Rahul, le froid s’est accentué jusqu’autour du 12 janvier pour ensuite commencer à doucement s’adoucir. Les nuits sont déjà plus tolérables, et puis d’ici quelques jours, nous pourrons ranger nos beaux parallélépipèdes rectangles, avant de lancer les ventilateurs dans 5 ou 6 semaines, puis enfin l’air conditionné pour bien sept ou huit mois.

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L’adieu gastronomique de Mumbai, en mon honneur, est apprécié : la maman de Jared a préparé des crêpes qui me font dire que je n’ai pas été un si mauvais professeur. Embrassades sur le quai du train pour Goa, au Lokmanya Tilak Terminus.

J’échange un puff, pâtisserie locale, avec un indien pendant l’heure qui nous sépare du départ. Sans tarder, un couple de néerlandais arrive et me demande s’ils peuvent s’asseoir à mes côtés. Ils ont pris les tickets 30 minutes plus tôt et ont hérité bien entendu de l’indigne chair class. Maartie est prof de musique et Bob tient une entreprise de rénovation. Profils-types des baroudeurs d’un mois ou deux en Inde, avec passage à Goa pour le nouvel an, à l’exception du fait que Bob, le trentenaire, a déjà passé quelques mois ici et en Asie il y a dix ans de cela. Il avait d’ailleurs eu l’excellente idée de revenir aux Pays-Bas par la route, réussissant à trouver son chemin dans les limites de son budget… 250 dollars.

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A Mumbai family

Aéroport domestique, Delhi

De l’heure cinquante du vol Delhi-Mumbai, je ne garde en mémoire que quelques minutes : la nuit a été blanche et occupée, afin de boucler tout un tas de petits trucs avant le grand départ. Par le hublot, alors que nous atterrissons, je vois les bidons-villes à même la piste, genre Slumdog Millionnaire. Et je me demande si les murs barbelés sont suffisants. L’hôtesse prend le micro et annonce, mine de rien, que la température extérieure est de 29 degrés Celsius ; la nouvelle me fait sourire et enlever mon pull jaune, qui ne trouvera finalement pas grande utilité en ces latitudes.

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Noël en short

Photo by racoles

Les semaines indiennes défilent plus vite que les verres dans une soirée angevine. Depuis mon retour de Bodhgaya, quelques petits trucs marrants à raconter.

Un rock pour les mariés

Après les 26 heures de train, il me fallait un peu de repos mais Stéphanie, elle, était en pleine forme pour accepter l’invitation de Rahul : assister au mariage du petit neveu. Ou cousin, sais plus.

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Flagrant délit

Si la popularité touristique se mesurait à la densité de mendiants aux membres déchiquetés, Bodhgaya et ses environs seraient très probablement dans les contrées les plus en vues du sous-continent indien. C’est l’un des souvenirs que nous garderons en mémoire, moi comme mes camarades d’une virée : mes amis néerlandais Ward et Marie, et le nouveau venu germanique Dominic.

C’est à la station de métro de l’université, lieu de rendez-vous inévitable, que je rencontre ce dernier en fin d’après-midi de samedi. Il vient d’arriver en Inde et n’est pas près d’en repartir : il compte la visiter de fond en comble en 4 mois. Il n’est pas venu sans arme : une petite sacoche qu’il porte toujours avec lui contient un appareil réflex numérique (Nikon D2X), un appareil photo argentique et pas moins de cinq objectifs différents. Autant dire qu’il est passionné de photo ; j’apprends bientôt qu’il en fait d’ailleurs son métier.

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Le sacrifice du canard

Après le retour la veille de Stéphanie et Thierry du beau Népal où ils ont passé quelques jours, et avant le départ de ce dernier, le lendemain, pour sa belle ville de Lyon et sa brasserie Les trois rivières, nous avons décidé mardi soir d’entamer enfin la grosse boite de conserve de confit de canard, que ma chère collocatrice avait intelligemment ramenée de son petit passage en France en septembre dernier.

Quelques minutes plus tard…

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Difficile de dire le contraire : les temps sont calmes à Delhi.

D’ici moins d’une semaine, il y aura vraiment du nouveau avec mon petit périple pour Gaya et ses célébrations bouddhiques. Et, en l’espace d’un mois, Noël à Mumbai avec mon pote des USA Jared, puis Goa, pris d’assaut par les occidentaux, pour le Nouvel An. Et puis, comme je n’ai pas cours en janvier, je pense ensuite continuer le voyage, mais je sais pas encore où. On verra sur place !

Quelques trucs à raconter, quand même.

Tout d’abord, une petite vidéo pour vous montrer l’ambiance lors de la soirée pendaison de crémaillère, il y a deux semaines.

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Allez hop, un petit mot pour alimenter le blog.

Une semaine bien tranquille vient de se dérouler. En recommencant à dormir, tout devient plus appréciable. Bon, je l’ai fait un peu à la manière forte : nuits de 20h à 6h du mat ou 17h à 4h30… « A l’ancienne« , comme on dit par chez moi, mais au moins on est samedi aprèm’ et ça fait quelques heures que je suis levé. Ce qui est, en soi, rare.

Vendredi dernier (il y a une semaine), on a enfin célébré l’arrivée dans notre demeure (3 mois après avoir emménagé…) : pendaison de crémaillère ou house warming en anglais. Vous l’avez compris : surtout une occasion de plus pour se retrouver entre amis polyglottes. Une trentaine de convives ont répondu présents, dont une bonne partie qu’on ne connaissait pas : tout le monde a décidé de faire connaitre ses amis. C’est aussi bien.

L’occasion de vous montrer quelques photos de l’appart’ ! Et du toit, qui a été grandement apprécié par les amis. Ma chambre, ça sera pour plus tard, peut-être quand notre hypothétique future nouvelle femme de ménage m’aura débarrassé du tas de fringues sales qui traine, qui trône près du bureau.

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Let’s groove tonight

Nouveau cours annulé, quelques minutes devant moi pour écrire un petit billet. Posté dans la bibliothèque, mobilier ancien, toiles d’araignées, rayons de couvertures rougeâtres, genre manuel scolaire 3ème République.

Ce n’est qu’un au revoir

Après deux mois de (à peu près) loyaux services, premier adieu : notre maid a décidé de tracer sa route samedi dernier, sur ce qui ressemble à un coup de tête. En fait, le prétexte aura été une fausse incompréhension au sujet de la paie mensuelle (Stéphanie lui avait donné 1000 roupies, 700 pour le mois passé, 300 en avance pour le mois suivant, et un mois plus tard elle nie et déclare n’avoir reçu que 500 rs), mais j’imagine qu’elle avait des raisons plus pertinentes. Peut-être l’horaire de sa prestation quotidienne, que nous avions modifié plusieurs fois, et qui la faisait revenir dans le quartier en fin d’après-midi, quand l’essentiel de son travail était fini au midi. Ou alors nos absences plus ou moins chroniques, la faisant venir certains jours pour rien. Ou encore les petites remontrances de Stéphanie au sujet du nettoyage des sols ou des fringues, pas franchement convaincant.

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Home sweet home

Photo by ZedZap(Nick)

En rentrant de Pushkar, lundi à l’aube, mon impression est particulière. Retour à notre quotidien delhite. Le quartier, surtout dans cette ambiance matinale, est toujours un peu pittoresque à mon regard d’éternel étranger, mais je m’y suis fait et j’y trouve même un certain confort. Quelques heures plus tard, après avoir passé l’essentiel de la journée à rattraper mon sommeil, je cogite et réalise que probablement pour la première fois de ma vie, je suis dans une situation qui me va à tel point que je n’ai plus besoin de me projeter, d’avoir un but, une échéance en tête. Il a toujours été mon fonctionnement que d’être pressé de voir tel événement, tel changement de situation, de contexte changer, mais maintenant j’ai tout ce qu’il me faut et ne veut rien, si ce n’est continuer ce quotidien à l’équilibre précis.

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