Nouveau réveil à la méga bourre. Trop tard pour bouger ce matin. Petit-déjeuner/déjeuner avec un Custard : un bol de substance liquide molle, rose, avec des fruits dedans. Pas mal, et ça nourrit.
De toutes les fois que j’ai pris le métro, rares auront été les trajets calmes dans un wagon plutôt vide. Souvent, on est franchement plein, genre métro parisien puissance 2. Mais bon, on y arrive.

Arrivée au campus, rickshaw avec un conducteur ayant à peine 10 ans. Comme toujours, j’annonce/discute le prix au départ, et il accepte de la tête le tarif de 15 roupies. A l’arrivée, il prend mes deux billets de 10 roupies et refuse de me rendre la monnaie. Et je ne peux rien faire. Tant pis.
Je me fais offrir le thé-lait (“How is it called?” “It’s called tea, with milk and sugar“) par un employé de bureau. Il m’explique qu’aucun professeur du campus est disponible en après-midi. Il appelle la responsable des admissions de mon college, qui ne semble pas au courant de mon cas. Je devrai repasser demain matin pour enfin régler cette affaire.

Petit tour par la résidence étudiante (Hostel) de Hindu College. Le garde peine à me laisser rentrer, et des étudiants présents servent de traducteurs. Ils me font visiter brièvement : une cour centrale avec des allées sur les côté, formant un grand rectangle. Cantine au fond, et je jette un coup d’œil à une chambre : du très très rustique, pour deux personnes, très humide et sans air conditionné. Balaise.
Autre visite, potentiellement intéressante : le International Hostel, réservé aux étudiants étrangers. Là encore, parlotte avec le garde pour rentrer ; je suis amené au bureau d’inscription. Ils veulent me vendre un petit document sur la résidence, j’insiste pour visiter avant. C’est ce que je fais, seul. Assez rustique là encore, mais plus acceptable. Une centaine de chambres. Une porte, entrouverte : je demande des renseignements à l’étudiant qui réside là. Dinesh, népalais, étudiant en Master de Management. Ici depuis un an déjà, il est la bonne personne pour me donner son avis. La résidence lui convient : c’est probablement la plus confortable du campus. Et puis, chaque étudiant a sa propre chambre. L’hostel n’est pas mixte. Il m’explique que les invités sont interdits entre 21h et 8h. Il arrive souvent que les étudiants invitent alors leur petite copine pendant la journée. Quelques restrictions, mais ça reste plus libre que les autres résidences, souvent occupées essentiellement par des indiens. Quelques bons arguments en faveur de cette résidence : wifi disponible à 300 roupies par mois (5 euros), et, comme l’explique Dinesh, la petite cantine et la proximité du campus font que l’étudiant peut se concentrer sur son travail. Tout en faisant d’intéressantes rencontres. Prix : 16000 roupies pour l’inscription (260 euros), dont 4000 roupies de caution, rendus en fin de séjour. C’est le prix pour le logement, à cela s’ajoute chaque mois environ 2000 roupies (30 euros) pour l’eau, l’électricité, les repas…
Album photo “International Hostel »
Vu sous cet angle, plutôt la bonne affaire. Mais j’hésite encore franchement, à attendre encore quelques jours à l’hôtel pour trouver une petite collocation en ville où, pour moins cher, je pourrai avoir un peu plus de confort et moins de restrictions. Et puis, il parait que la date limite pour rendre le dossier à cette résidence est… demain, avec rencontre des postulants (interviews) samedi. Ensuite, plus de places ouvertes avant octobre, et ce, uniquement s’il reste des chambres libres. Comme je préfère prendre mon temps, je crois que je n’opterai pas pour cette option.
Une bonne heure plus tard, de retour à l’hôtel, je sens un gros manque d’énergie. Difficile même de tenir devant l’ordinateur : je dors de 17h30 à 21h30. Etrange, je me demande si c’est le fait d’avoir bu une partie de la bouteille achetée plus tôt aujourd’hui… Bien que scellée, le verseur semblait un peu sale. En tout cas : mon rythme n’est pas encore bien équilibré. Vivement que je me mette aux cours : une bonne raison de se lever le matin, et des rencontres très sympa en principe.
Dîner avec mon ami indien de la veille, Gulveen. Petit moment en bas, où il me fait voir sur Internet quelques vidéos de golf (sa passion), en commentant le film un peu kitsh qui passe à la télé.
Je croise les doigts pour réussir à me lever demain. We’ll see!