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Samedi 8 août : still not

J’ai l’impression que ça va mieux à mon lever, en fin de matinée. Dans le couloir, je croise un couple de jeunes français. Le petit coucou devient une bonne discussion. Mais rapidement, je me rends compte que je ne peux pas rester debout plus de quelques minutes : trop fatigué. Assis, Céline et Bastien, étudiants parisiens, me racontent leur périple. Arrivés le 14 juillet avec un groupe d’une dizaine de personnes, ils avaient l’intention de parcourir une bonne partie de l’Inde du Nord. C’est ce qu’ils ont fait… jusqu’à il a quelques jours. Une première semaine de maladie les avait cloués au lit ; cette fois-ci ils ont pris la décision de quitter le groupe et de rentrer en taxi à Delhi, où trouver un médecin est plus facile, pour guérir plus rapidement. Là depuis 3 jours, ils sont de nouveau sur pied, et sur le départ, pour quelques jours de ballade, avant le retour en France au cours de la semaine prochaine.

Ils me rassurent beaucoup : les réactions qu’ils ont connus ont pris une ampleur bien supérieur à ce que je vis actuellement. Et à les voir, on comprend que ça finit par passer. Grâce aux médecins, sérieux, et aux médicaments, efficaces et peu chers. Certains hôpitaux sont un peu “à l’arrache”, d’autres sont d’une meilleure qualité : les médecins ont été formés “à l’anglaise”. Céline et Bastien ont contacté l’Ambassade de France en Inde pour demander des conseils, et ceux-ci, d’eux-mêmes, les ont rappelé 3 fois par jour, juste pour prendre des nouvelles. Tout ça est rassurant.

A côté de Céline et Bastien, le personnel de l’hôtel, les amis avec qui je parle sur Internet et les touristes présents depuis déjà quelques temps, ont tous le même discours : il faut passer par là. Allons-y, alors.

Trop crevé, donc, pour faire un petit tour des marchés aujourd’hui, avec Joël, ami congolais. Je dors jusqu’en après-midi, tranquillement. Peu à peu, le médicament pour la diarrhée prend effet. Un mal de ventre en suit un autre : je n’ai pas mangé depuis près d’un jour et demi. Ici, beaucoup de plats sont servis avec sauce… Reste donc les infatigables patates à l’eau, avec un peu de sel, pour faire joli. Ça passe bien, et il faut se forcer… car je n’ai franchement pas faim. Le coca marche aussi, mais les bulles ne font pas que du bien au ventre.

En milieu d’après-midi, je me réveille, plus en forme. Une douche, et je suis reparti. De La Soul et Madlib me donnent suffisamment d’énergie pour ranger ma chambre. C’est déjà ça. Petite session téléphone-internet, et ça commence à aller : je peux tenir quelques heures sans être couché. Je croise Gulveen en bas, il me recommande quelques médicaments. Notamment un pour la diarrhée, qui règle l’affaire en 2 ou 3 heures. Bon à savoir. Petit passage par le restaurant. J’arrive à tenir, mais je suis un poil fatigué, et surtout, je manque d’appétit. J’emporte mes patates dans ma chambre, et les mangerai plus tard. Quelques minutes plus tard, Gulveen passe dans ma chambre et nous parlons pendant une petite heure. Je me sens mieux, mais j’ai quand même besoin de me reposer.

Par ailleurs, les affaires avancent un tout petit peu pour la recherche d’appartement. J’ai le contact d’une sorte d’agent immobilier. J’attends d’être un peu plus en forme pour la rencontrer. Par le biais du site d’expatriés français France in India, j’ai trouvé l’adresse e-mail d’une certaine Stéphanie. Étudiante, elle cherche en toute urgence un logement, si possible pour une collocation. Il est possible que l’on devienne colocataires. Sa motivation va peut-être me permettre de rapidement trouver un lieu à moi ! Elle réside pour l’instant chez une amie, tout près de l’université. Nous chercherons en priorité dans ce quartier.

Finalement, je suis content d’être encore à l’hôtel. C’est quand même pratique d’avoir un restaurant, et un room service, quand on n’a pas la force d’aller chercher à manger. C’est un peu cher, mais parfois il faut ce qu’il faut. Et puis, je trouve que les toilettes à l’intérieur de ma chambre (et non pas dans le couloir), modèle à l’européenne qui plus est, ce n’est pas de trop quand on doit y aller 10 fois par jour.

J’ai l’impression d’aller beaucoup mieux. Je retrouve de l’énergie. Il faut encore que je mange, et le repos de cette nuit me permettra peut-être de sortir demain. I hope so!

  • LL

    …Bon tu gardes quand même ta classe intégrale avec tout ça hein, et heureusement que tu nous as dit que tu étais guéri parce qu’en te lisant je devenais vraiment inquiète –’

    Au final, les résidences étudiantes sont en fait au même prix en France (en tout cas à Nice) ;) Mais pour le reste, ça bat des records !

    Bisous doux

    Laureline

  • Sam

    Heureux de savoir que tu vas mieux et que la vie commence à s’organiser façon “indienne”…

    Thanks a lot pour les photos !!!!

    Take care !