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Mercredi 19 août : à la faire se retourner de sa tombe

Tu parles d’une nuit : ventilo + air conditionné – couverture = je me les caille et arrive à tirer une modeste heure de somme en portant mon k-way et en tournant mon dessous de lit autour de mes jambes. Super.

Levé 4h30 ; le chauffeur avait promis arriver à 5h, mais il est indien : presque une demi-heure de retard. Pas grave.

Quelques petites minutes et on atteint l’entrée piétonne pour le Taj Mahal. Là encore, pléiade de vendeurs en tout genre, malgré leur quasi-nocturne. Intérêt de l’affaire : il y a pas encore trop de touristes.

Entrée rapide, première grande zone, puis gigantesque porte avec le fameux monument en face.

Album photo “Taj Mahal

Merci à Hugo pour les photos 2, 6, 7, 8, 9, 10, 11.


Je prends quelques photos avec ma caméra, puis une petite vidéo. Un garde surgit et me crie dessus pour que j’aille payer une taxe pour l’usage de ma caméra vidéo. Je réagis et laisse tomber quand il invite de la main le soldat armé, assis à 10 mètres de là. Le guichet, passé il y a quelques instants, ne met pas franchement en valeur le panneau qui annonce cette règle. 25 roupies, bon. Je continue mon chemin et ose espérer que les prochains gardes pourront comprendre que je ne prendrai désormais que des photos. Je tente mon coup une fois, 50 mètres après la zone où les vidéos sont autorisées (avec taxe, donc), et on me saute encore dessus. Ce premier n’a pas trop de pouvoir et semble comprendre, mais il me dit que je dois me méfier. Je trace ma route, et il m’appelle car un autre garde arrive dans ma direction et veut carrément garder ma caméra. Je ne peux rien faire, et le suis pour revenir au guichet déposer ma caméra dans une consigne. Session photo terminée.

Bon, le lieu est quand même classe, malgré l’affût de touristes, et je passe outre cet événement qui a pourtant mis à dure épreuve mon légendaire calme, et ce à 6 heures du matin. On se rapproche du palais et faisons le tour de la tombe. Superbe vue sur le fleuve Yamuna, derrière l’ensemble. Mais il faudra que vous veniez le voir de vous-même, vous avez compris.

Fin de l’affaire à 7h30 ; l’entrée était de 750 roupies pour les étrangers, plus de 10 euros. On rejoint le chauffeur à sa voiture ; il tente de nous refiler dans un resto du coin pour le petit-déjeuner. La commission se sent à plein nez et le lieu est franchement pas classe ; on insiste pour retourner à l’hôtel où la cour est bien plus sympa. Aussi tôt dit, aussitôt fait, on a finit notre affaire vers 9h, bien remplis.

La route se déroule, on parle, écoute de la zik, regarde le paysage. Petite pause vers 11h, le chauffeur déjeune et nous invite à le faire, on a la leçon en tête et on s’en tient au thé. Mais cette fois-ci, c’était un resto indien et les prix étaient presque normaux.

Ambassador

Plus que 2 heures, dont une bonne moitié dans les entrées embouteillées du Delhi midinal. Au revoir au chauffeur qui ne s’estime pas heureux des 200 roupies supplémentaires de pourboires, et on apprécie l’hôtel, et son restaurant : enfin des gens (un peu) moins obsédés business.

Relais pour utiliser ma douche ; je fais enfin mon sac et on est près à 15h. Thomas est crevé, part demain à 4h de l’hôtel pour choper un vol à 6h du matin pour Lei : il décide de rester là, bien que triste de ne pas pouvoir voir mon appart’. Avec Ben et Hugo, on tente notre stratégie pour aller au nord de la ville : trouver deux tuk-tuk pas chers, normalement 100 roupies chacun. Problème : à Main Bazar, surtout en son coeur, bref où est notre hôtel, les chauffeurs/arnaqueurs prennent franchement chers. Et, lourdement chargés, enfin surtout moi, c’est pas franchement envisageable d’aller à l’un des bouts de la rue. On demande conseil à l’accueil de l’hôtel, qui nous dirige naturellement vers le gros chauffeur qui campe devant l’entrée de l’hôtel et prend les prix probablement les plus chers de la ville. En plus, il est un peu lardu et il sue beaucoup trop pour un indien. Eh oui, à force, on reconnaît les businessmen officiels ou officieux à leur ventre rebondit. Et celui-là en fait partie. Sans parler de son manque de politesse, que lui fait remarquer Hugo.

Il nous propose deux tuk-tuk à 150 chaque ; on est pas disposés à avoir business avec lui, et lui à marchander. On laisse tomber et cherchons un taxi. Le type de l’hôtel nous rappelle que ce dernier chauffeur/arnaqueur peut avoir un taxi, et on l’obtient pour 300 roupies. Vendu. Petite attente, et c’est un jeune homme modeste, étudiant l’anglais de lui-même et fraîchement fiancé ; il s’estime heureux de se couple arrangé par les parents. Mais il nous fait rigoler quand, 5 minutes plus tard, il se met tout d’un coup à nous recommander un site internet de porno indien. Je lui demande ce qu’il gagne sur cette course facturée 300 roupies à l’autre sueur, et il nous répond qu’il gagne 100 roupies par jour de travail. M’étonne que tu manges pas. Il se peut bien qu’il nous ait menti, mais la réalité n’est pas trop loin de ça, j’en suis sûr. Et pendant ce temps, l’autre campeur se remplit les poches et l’intestin grêle.

Mignon embouteillage, on arrive à destination. Stéphanie s’est installée une coquette chambre, et le récent salon équipé est franchement sympa. Les gars apprécient et, oui, trouvent que c’est une affaire de malade. Ils aiment la taille, la rénovation, le style, la localisation (cour calme, rue vivante à 2 minutes), et surtout le prix. De quoi empirer le mal du départ de Ben qui vole ce soir pour Paris.

Dans l’appart, il reste encore un peu d’ouvriers. Ils finissent les… finissions, tranquillement. En quelques minutes, un nouveau ventilateur est installé dans le salon, sous nos yeux. Les ouvriers, et plus particulièrement Dinesh, notre “homme à tout faire“, s’intéresse aux photos de Hugo, regardées sur mon ordinateur, et me demande de le photographier. Sympa moment.

Quelques sodas trouvés à l’entrée de ma cour (pratique, ouvert jusqu’à 23h), puis, une ou deux heures plus tard, on se met aux bières. Hugo, sans marchander, en à trouver à 2 fois moins cher qu’à Main Bazar : j’aime mon quartier.

Petite fin et petit temps avant leur départ : je me tente au Mc Do. Il semblait près en rickshaw, en fait à pied il faut bien 15 minutes. Commande rapide, et je rentre en rickshaw, justement. Un peu chaud de tenir les trois menus, et surtout les trois boissons, et en pleine ironie c’est une fois arrêté que le socle casse et m’amène à laisser un tier de mon butin sur la route (et sur le vélo, accessoirement). Pas de souci, le chauffeur en rigole. Mais la prochaine fois, on commandera, d’autant plus que l’Inde vient de découvrir le Chicken McNuggets, semble-t-il.

Les amis partent un peu avant 21h, malgré la prédiction de bouchons de la part chauffeur de l’après-midi, pour le début de soirée. J’imagine que ça roule pour eux. Pour info, Benjamin rentre donc ce soir pour Paris, vol vers minuit 30. Hugo retrouve sa copine qui elle arrive de Paris dans la soirée, passe la nuit dans l’aéroport et le petit couple s’envole à l’aube pour Chennai, je crois bien. Il sera de retour, et compte bien passer une nuit chez moi, au début du mois de septembre, avant le départ.

J’attends l’arrivée de Stéphanie en écrivant le journal de ces deux derniers jours, ou plutôt j’écris en l’attendant. Elle vient d’arriver et a intérêt à me raconter ce rendez-vous étrangement galant au cinéma, avec l’indien rencontré il y a quelques jours.

  • LL

    Photos amazing tout comme la mésaventure de ta copine oO En tout cas, on voit enfin un peu de l’Inde et le Taj *o* Tu continues de trouver tes marques et ma foi, c’est rassurant !

    Toujours aussi curieux et à fond dans le contact, heureusement pour nous on en manque rien ! Je pensais l’appart’ meublé mais bon…décidément, il a l’air énorme !!

    Bisous doux n’amour !