Hampi, 15 ou 16 heures de l’après-midi, un mardi ensoleillé de la fin de 2011. Dernières heures, ou presque, d’un périple méridional avec les parents et la petite copine. Tout va au mieux : Marie-Françoise et Yves, qui entament leur troisième semaine en Inde, ne m’ont jamais semblé si joyeux, sereins et en pleine forme.
La première journée et la première nuit, furent pour moi des moments de découvertes de bruits nouveaux qui me parvenaient de la rue et de la résidence même. Au fur et à mesure du séjour, je compris que ces bruits m’invitaient à découvrir cette ville et ce pays. La première nuit, je fus réveillée d’abord par des aboiements de chiens, au loin…
Mais qu’arrive-t-il à Indiana Sam ? Les lecteurs fidèles et attentifs de ce blog n’auront pas manqué de remarquer qu’avec le temps, les choses ont bien changé : du « tout feu tout flamme » du début, on n’aperçoit plus maintenant que quelques étincelles, et il faut gratter dans les cendres pour trouver une petite lueur rougeoyante.
On n’arrête pas d’apprendre. Un mois après un article ras-le-boléen, si sombre que plusieurs des lecteurs n’ont pas perçu le semblant de happy ending, la donne change encore une fois. La situation n’est guère différente, même si nous avons bénéficié de quelques semaines plutôt clémentes au département, non sans la présence bienveillante de Sarao…
C’est avec regret que je remarque que, de plus en plus, mes articles sur ce blog se concentrent avant tout sur mes aventures universitaires. Ce n’est pas la seule porte d’entrée d’une culture et même, si porte d’entrée il y a, beaucoup jugeraient celle-là négligeable. Ils préféreraient sûrement tirer les fruits d’un si long séjour indien par des voyages répétés…
Quelques jours à la montagne. Sortie improvisée, ou presque, à l’occasion de l’anniversaire de Nandini. Quelques jours à la montagne. Dalhousie, nord de l’Himachal Pradesh. A deux pas de Dharamsala, la foule en moins. Les singes en plus. Une nuit de bus, la montée des routes de montagne, et enfin l’ancienne station d’été des Britanniques…
Jamais deux sans trois. Ou, en frindi, Jamais do sans tine. Dernier épisode du triptyque indien, comme annoncé dans le contrat. Nous nous quittions au retour sur Delhi et mes craintes quant à la dernière année à la capitale. Bon, il faut croire que l’adaptation n’est jamais un processus terminé, vu que je me porte finalement plutôt bien…
Il en faut, une bonne excuse, pour me sortir de ma grotte. Le moindre observateur qualifierait sans difficulté la capitale delhite de relativement invivable, surtout pendant sa canicule, mais ma flemmardise et ma manque d’inspiration m’y ont gardé, depuis 6 mois et notre voyage d’hiver. Entre temps, l’amie Tanu m’avait mis au courant de cette sixième École d’Été en Philosophie…
Mardi 10 mai 2011. Examen de Prakrit bouclé après 1h20. IN Singh ne s’est pas cassé le cul et nous a photocopié le même exam’ que l’an passé. Je glande au département, en attendant les rares indiens qui sont encore mes potes. Un dernier chai pour la route, retour à la maison. Et là, réalisation tragique : mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de mes vacances ?
Madurai, Tamil Nadu, Décembre 2010. L’hiver à l’indienne. Alors qu’à Delhi, les sans-abris meurent sous leurs couvertures, au Sud, jamais le climat ne s’autorise un brin de fraicheur. 26 décembre, nous terminons notre après-midi de visite dans la “ville des temples”, Madurai, et croisons la rivière Vaigai. Nandini et Rachna sont devant…
Près de Patna, Bihar, Décembre 2010. Petit village de la campagne Bihari. Un gamin. Premier plan conquis. Derrière, le reste des protagonistes n’a pas manqué ma présence. Un regard silencieux, curieux. Et pourtant, la dégaine de ce gamin. Mains dans les poches. Visage sérieux. Presque mafioso. Mais c’est involontaire ; il ne connait surement pas la référence…
Le festival de la résidence des étudiantes internationales pour commencer cet article. Des articles décidément rares sur ce blog, je ne peux le nier. Sans compter les récits de mes vacances d’hiver, nous allons atteindre le sommet de deux entrées pour ce semestre de printemps. Peut-être que l’optique du livre, dont je vais commencer la rédaction cet été, m’amène à réfléchir…
25 jours de croisière et 60 pour mettre à jour le blog : vous en aviez rêvé, Indianasam l’a fait. Je ne peux pas vous cacher que je suis bien content d’avoir fini ce compte-rendu. S’il est vrai que d’un côté, une telle virée m’a donné cent occasions intéressantes pour pratiquer puis partager la photo, d’un autre côté je me suis retrouvé très rapidement à sec d’histoires…
Petit copain des Bénarès et autres Ladakh, Rameswaram est l’un de ces rares endroits de l’Inde pour lesquels je me suis dit un beau matin : un jour, j’irai là-bas. Peut-être parce que, sur la carte, ce bout de terre tendant ses tentacules vers le Sri Lanka, semblait complétement unique : plusieurs dizaines de kilomètres d’un bras de plage entouré nord et sud par l’Océan Indien…
Madurai est une “petite” ville au sud du Tamil Nadu, perdue dans les terres. A moins de se payer des bus de nuits pour touristes afin d’attendre le sud de l’état ou le Kerala, le passage par Madurai est inévitable via les transports locaux. Telle est la raison de notre visite de la “ville des temples”. Une grande similarité avec Chennai…
Pondicherry, escale obligatoire de chez obligatoire pour tout béret-baguette-camembert de passage au pays de Gandhi. Quelques jours et un sentiment tenace : “mouai ». Le problème avec l’Inde, c’est que c’est l’Inde partout. Pondicherry, ancienne colonie française, n’a plus guère grande relique de son épatant héritage (sic)…
21 décembre 2010. Sortie de l’aéroport, je suis à l’avant du taxi. Nous demandons au chauffeur quelques mots de vocabulaire en Tamil. L’Inde, toujours, mais indéniablement plus loin, géographiquement et culturellement, que nous là où étions allés jusqu’à présent. Le Hindi de Rachna et Nandini ne sont plus guère utiles ici…
Une nuit de retard et 10 bonnes heures de trajet : l’Inde ne laisse pas le choix. Il faut prendre le temps d’apprécier les choses simples. Comme ce petit gamin, devenu star devant nos projecteurs le temps d’un après-midi. La jeune famille vient d’un coin paumé du Penjab. Alors que le papa marchande dur comme fer…
Bénarès, épisode 2. Après mon passage dans la cité multi-millénaire en octobre, Rakesh avait répété l’invitation : “Tu viendras voir le village de mes parents !”. Tôpe là. Quelques semaines plus tard, le voyage de fin d’année s’organise. Seront de la partie Félix, ami angevin de passage, Rachna et moi-même.
Wouw ! Deux articles en une semaine, c’est la porte ouverte à toutes les folies. Enfin non, pas tant que ça. Simplement, mes exams finaux arrivent dans trois jours, et une fois terminés, je décamperai directement pour Patna. A mon retour, j’aurai suffisamment à raconter des 3 semaines de ballade.
Nouvelle grasse mat’, centaines de nouveaux clichés, dizaines de nouvelles histoires : il est temps de commencer le récit. Ce que j’aimerais faire plus souvent, vous le savez, mais je continue d’entretenir, à mon corps défendant, un train de vie assez occupé. Et ça, c’est pas nouveau.
Bénarès, octobre 2010 : trois jours et deux visages. Le premier, c’est celui de Rakesh. Rakesh, le camarade de classe originaire d’un petit village du Bihar. Rakesh, l’hindiphone qui me servait de souffre-douleur verbal au début d’année quand je m’énervais de ces indiens qui ne parlent pas anglais en classe.
Tout va bien et je compte bien vous le prouver en écrivant un ‘ court ‘ article. Bah oui, pourquoi s’embêter à tourner autour du pot quand tout trace comme sur des patins à lette-rou?
Déjà 4 semaines depuis mon dernier article et je suis le premier embêté d’un tel laps, car forcément, il y aurait quand même pas mal de trucs à raconter. Ce sont les photos, que je considère désormais comme la base de mes articles, et en particulier leur optimisation…