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Lundi 3 août : (auto)rickshaws et coups de soleil

Première vraie sortie dans la ville. Passage obligé : l’autorickshaw. Tente de marchander, arrive à moitié à mes fins en ayant mis de côté les 3 ou 4 premiers qui se sont proposés à moi, trop chers. Une demi-heure pour atteindre le campus nord de l’université de Delhi. Des conducteurs d’autorickshaws font signe au mon chauffeur, pointant du doigt la roue arrière. Il vérifie, s’arrête à un côté d’une grande rue, dit quelques mots de Hindi, un type costaud arrive et regonfle la roue pour une pièce (donc 10 roupies maximum). Arrivée à bon port après une traversée entre motos, scooters, vélos, voiture, sans trop respecter les feux ou la ligne séparatrice des deux voies. Plutôt drôle.

Autorickshaw

Je me ballade involontairement sur le campus pendant quelques dizaines de minutes, à la recherche du bureau d’inscription des étudiants étrangers. Le campus est coupé par une route assez importante, ou les vélos-porteurs (ou rickshaws) sont légion. Apparemment, c’est commun de l’utiliser pour des petites distances. D’un point à l’autre du campus, par exemple. 15 roupies. Je trouve mon bureau. Surprise, il y a beaucoup de monde. Eh oui, je suis loin d’être le seul à avoir gentiment galéré pour l’attente de mon admission ou de la lettre d’attestation. Beaucoup ici, ont vu comme moi la délivrance de leur avis d’admission le 11 juillet, soit 4 jours avant le début des cours et quelques mois après l’envoi du dossier. Je reste patient, ça fonctionne bien, je marche dans le campus pour trouver le cashier, où toutes les transactions financières pour l’inscription sont faites. Il ne veut pas de mes 300 dollars US. Bon. Quelques banques sur le campus, mais la principale, qui peut faire des échanges de devise, est en panne d’électricité. Situation très drôle. Pour ne pas ralentir mon inscription, je retire directement 14 000 roupies, et pourrai échanger mes dollars plus tard. Je reviens au cashier et rigole de la tête surprise que me font les filles à mon côté, car ma liasse de billet fait une drôle d’impression à côté de leurs 500 roupies demandés respectivement.

De retour au bureau d’inscription, je peaufine le tout. Curiosité : beaucoup attendent, mais une fille du bureau, que je n’ai pas rencontré, m’appelle par mon prénom et me demande de venir. Chouette. Je ne sais pas pourquoi j’ai droit à ce genre de privilège. Bref. Mais je reste, car les 4 congolais francophones rencontrés plus tôt sont très sympas. Trois d’entre-eux devront repasser demain pour faire avancer leur demande (repoussage très classique pour un bureau indien), mais le dernier, Yves, doit absolument récupérer une autorisation de réinscription afin de ne pas avoir à payer de frais supplémentaires, voire à retourner par son pays pour renouveler son visa expiré dans quelques jours. Arrivé à 14h, il repartira à 19h en notre compagnie, après avoir insisté fortement, alors qu’on lui disait à lui aussi de repasser demain. C’est le fonctionnement indien, et je n’en ai eu qu’un aperçu avec cette histoire d’inscription à distance.

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Retour rapide en vélo-porteur, arrêt de métro à un angle du campus. Trois lignes sur le réseau, très récentes, très classes. Frais : 11 roupies. Chouette. On arrive en dessous de Connough Place, gigantesque rond-point très connu de Delhi. Une sorte de Place d’Italie avec trois couronnes, un parc au centre, une oufement grande station de métro en dessous, et en beaucoup plus grand. Autour : de nombreux magasins de marque européenne ; les soldes sont affichées. KFC est aussi de la partie. Plus tôt dans l’aprèm, j’apprends qu’il y a un Mc Do près du campus. Menu autour de 100 roupies (1,7 euros).

Nouveau retour en autorickshaw, en me rassurant de remarquer que je reconnais bien ma rue maintenant. Petite soirée, drôlement faim car j’ai loupé le repas du midi. Je partage le dîner avec Guillaume, nouveau vadrouilleur français, et un brésilien docteur en médecine hindou, religion qu’il pratique par ailleurs.

Où j’en suis ? Rassuré d’avoir trouvé cette ligne de métro. Moyen très pratique, peu cher (même distance ce matin en autorickshaw : 100 roupies, et on m’a demandé jusqu’à 250), et rapide. Me reste plus qu’à trouver une collocation à une distance convenable, à pied, d’une station de métro. Pourquoi pas mercredi soir, car un turque rencontré 5 minutes aujourd’hui m’a invité à une soirée où seront d’autres étudiants internationaux.

Et puis, une petite consultation de google maps me fait reconnaître les différents endroits du campus visité aujourd’hui : bref, je commence à me repérer. Et Wikipedia de combler l’affaire en m’annonçant que le college où je vais étudier (plusieurs écoles à l’intérieur de la gigantesque Delhi University), Hindu College, est l’un des plus prestigieux du pays. Rencontre demain avec un responsable du département de Philosophie pour tout régler, et songer à commencer mes cours dès mercredi.

Sinon, il faut avouer que la température est vraiment pesante. Cet après-midi, passé en intérieur, a été par moments très difficile à tenir. Je remarque que j’oublie parfois de respirer par la bouche, pendant quelques secondes. Et l’approvisionnement d’air chaud par le nez est rarement suffisant… On trouve des bouteilles d’eau potable, mais il devient difficile de résister à s’asperger d’eau… trop souvent pas potable. Enfin, pour vous rassurer, elle n’est pas marron non plus. On fait comme on peut. Et puis, on s’habitue à être trempé de sueur dès le petit déjeuner. Les odeurs corporelles, d’ailleurs, ne risquent pas d’être décelées dans la cacophonie olfactive qu’est cette ville.

Et puis, le contact parfois direct avec les chauffeurs de rickshaws par exemple, par le biais du marchandage, n’amène pas aux meilleurs rencontres. Mais, en en discutant avec les congolais, déjà là depuis 9 mois à 2 ans, et en observant autour de moi, j’ai l’impression qu’il y a deux Indes. Celles du peuple, pauvre, depuis le mendiant au personnel d’hôtel, en passant par les marchands de rue et conducteurs. Avec eux, relation limitée à l’échange d’argent. Ils se marrent, la plupart est accessible et souriante, mais je ne vois pas comment parler de sujets plus “sérieux”, comme par exemple la question des différences culturelles. Pour toute demande d’explication des mœurs, on obtient rarement une raison. C’est juste “comme ça”. Ou, ce français qui me racontait qu’une hindou rencontrée plus tôt dans son périple, n’avait pas assisté à l’éclipse arrivée en Inde il y q peu de temps. Les hommes, eux, y ont eu droit. La copine de mon ami a demandé à la femme pourquoi elle n’y avait pas le droit, et elle n’a pu argumenter d’aucune explication. It’s like that.

D’un autre côté, c’est une Inde minoritaire en nombre, mais représentant les classes puissantes. Depuis le businessman au quelconque étudiant d’université. Avec eux, le rapport devrait être plus facile. Jusqu’à présent, le seul rencontré est probablement mon voisin d’avion, avec qui j’avais pu parler des particularités culturelles de l’Inde plus en longueur.

Mais il reste difficile d’être en contact avec les Indiens. Et mes amis congolais, présents depuis quelques temps en Inde, donc, m’avouent qu’au final, les étrangers restent souvent entre-eux. L’indien sera sympa comme tout, mais il sera très difficile de réellement devenir l’un des leurs.

Sam

  • LL

    Tu veux te faire naturaliser indien Sam XD ?

    J’ai eu une seconde de latence quand tu as balancé la date du 3 août dans la vidéo, je me suis dit que quand même, y avait un sacré décalage avec la France –’

    Bref, c’est quand même bien sympa de petit dej’ sur les toits^^ Encore une fois, ce côté argent/pauvreté ressort beaucoup (tu m’étonnes) mais je suis ravie de voir que tu trouves tes marques ! T’en fais pas pour les indiens, je sais que tu es venu là pour découvrir leurs us et coutumes et contact comme tu l’es ça va le faire ! Au final, ton appart est loin de ta fac ?

    Bisous doux !

  • Amélie

    Trop le styyyyyyyyyyyyyle super sammy!
    ça me fait plaisir de savoir que tout va bien, refais-nous des petites vidéos comme ça, je trouve ça cool!
    have fun!
    bisous bisous,
    Amélie