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Dimanche 9 août : Mr. Stomach? Nice to meet you!

La nuit dernière, pas envie de dormir. In The Electric Mist, judicieusement emporté avec moi, me fait passer agréablement les heures. Je mange, peu à peu, mes pommes de terre. J’appelle le restaurant vers 4h pour une bouteille d’eau… Rien au bout de quelques dizaines de minutes, je monte et trouve le standardiste totalement endormi. Rigolo.

A force, on fait plus amples connaissances avec son estomac. Peu à peu, j’arrive à reconnaître le mal de ventre signe de 1. envie de petite commission ; 2. envie de grosse commission ; 3. envie de flatuler ; 4. manque de nourriture ; 5. manque d’eau… Pratique. Désolé pour ces détails techniques… mais comme me le disaient mes amis allemands il y a une semaine, on est forcément amené à parler de ça quand on vient en Inde.

Au final, vers 5h, mes intestins font un meilleur boulot. Soulagé et content, je recommence à sentir de l’enthousiasme pour la suite de l’aventure ici. Comme si tout démarrait à nouveau. Une semaine, heure pour heure, après mon arrivée. J’imagine que, ça y est, l’étape maladie est derrière moi.

Réveil tardif. Petite session internet. Déjeuner… le riz, simple, au sel, passe bien. Mais je manque d’appétit. Tout en ayant mal au ventre, en sentant bien que c’est parce que je n’ai pas mangé.

Comme le marché des produits électroniques est fermé le dimanche, je décide de juste faire un petit tour. Objectif : trouver un guide sur l’Inde du Nord, en Français. Pas compliqué, à 10 mètres de l’hôtel, petite boutique de livres d’occaz’. Lonely Planet, édition de 2007. Prix annoncé : 800 roupies. Je n’ai pas encore acheté de livre, je n’ai pas de quoi comparer. Au hasard, je tente une demande à 500. Il refuse, s’en tient à 750. Toute la discussion se fait avec le sourire. Sans aucun plan en tête, je lui explique que je vais aller faire un tour pour voir s’il existe à moins cher. Étant sur le départ, il me fait un prix à 700 ; je demande et obtiens 650. Bonne affaire !

Un peu plus loin, petite boutique (il n’y a que de ça dans Main Bazar). On trouve de tout. J’apprends que les produits de marque internationale, ou nationale, ne sont pas négociables. C’est donc le cas des cosmétiques, des médicaments, etc.

Je rentre vite-fait, bien fait à l’hôtel. Et me rends compte que se balader par ici n’est pas un plaisir pour moi. La pauvreté est aveuglante, mais c’est surtout le couple chaleur + odeurs qui rend la chose insupportable. Alors, on se demande ce qu’on est bien venu faire ici, avant de se rappeler que c’est un quartier bien particulier, touristique et plus mouvementé que la plupart. Vivement que ça change.

Je prends l’habitude d’avoir mal au ventre. Sans plus y faire trop attention. Je repousse tant que possible l’heure du diner, pour ne pas avoir faim pendant la nuit. Mais toujours pas d’appétit, encore moins pour quelque chose avec de la sauce… presque tous les plats, en fait. Et puis, marre des patates et du riz. Je tente des concombres. Leur goût est un peu plus amer qu’en France. On m’apporte avec cela un piment. J’en goutte un milli-millimètre, et je sens encore mes lèvres brûlantes, quelques heures plus tard… Pour combler ce repas un peu léger, je me dis que des valeurs sûres feront l’affaire. Le Ice Tea marche bien. Ce n’est pas le cas du Mars… J’ai l’impression qu’il a eu une coupure dans la chaîne du froid. Pas terrible pour le ventre, mais bon à savoir.

Nouvelle session internet, et la fatigue qui repointe son nez… Je crois que c’est lié au peu de nourriture que je prends, et à mon rythme toujours un peu bordélique. J’espère au moins avoir une nuit complète, et pas juste une sieste nocturne…