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Blog

somewh-air, between rome and paris,
blue plains of tomorrow,
seeing the horizon of my future
before me, avant moi,
thick clouds of anger, nuages gris-colère,
from the child in me
before them, devant eux…

Ron ron
Ron ron ron ron
Ron ron ron
Ron.

2014-2015 en photos !

Juste une affaire de quelques précieuses minutes, a couple minutes of your time. Mais pas pour eux. Novembre, Décembre, deux mois, a couple of months, mois des couples dans le sous-continent. Ce weekend, plusieurs de mes amis se marient. A couple. Of Couples

C’est là que Brossard et moi commencèrent à perdre notre complicité. J’étais le préféré du pion de toute la promo, pour toute l’année de sixième. Mais les temps avaient changés. Deux ans plus tard, et j’étais repéré à tenir la main d’une fille, ou surpris dans la cour de l’école à donner un piou furtif…

Il était une fois, il faisait chaud et cosy. Il était une fois, une évasion d’automne dans les montagnes était nécessaire pour goûter au plaisir subtile de la couette. Ces jours sont passés. Passés, de nombreuses manières.

Fixant les courbes, les textures, les ombres et les tons, on oublie parfois le cadre. Voilà nos rêves, nos errances ; nos peurs et nos souvenirs, aussi. Tous criant distance, mais nous ne l’entendons pas, capturés que nous sommes par la conviction que nos présents leur doivent allégeance…

Commençons avec un bon vieux ‘méta’: ce blog est, et restera, une fenêtre sur ma vie en Inde. Dans mon idiolecte, cela veut dire le compte rendu plus ou moins régulier des événements et phases qui ont fait ces cinq années, et à suivre. Et, vu que je redoute le regard ethnocentrique…

Quatre ans plus tard, et trois chiffres au compteur du nombre d’articles. Que reste-t-il à écrire ? Quelles formes, quelles phrases, quels mots pour exprimer ce que j’ai déjà discuté une fois, cinq fois, quinze fois ? A propos de quoi l’écrivain peut-il écrire ? …

Je suis un étranger. Mon statut même, indiqué par ma couleur de peau, mon passeport, et dans une certaine mesure, ma vision des choses, trahit une information me concernant : mon origine. Simplement, être étranger signifie ‘venir’ d’un autre pays…

Visage. Il y a deux ans, quasi jour pour jour – période insouciante – alors que je transitais déjà par Manipal durant l’entracte de mon Master Buddhist Studies, je me lançais avec énergie dans le brouillon d’un grand projet : Sam va écrire son livre sur l’Inde…

Pris de court. Fin mai 2013, fraichement arrivé au bouillon de la capitale, je montre à Guillaume les lieux du crime : le département de Buddhist Studies de Delhi University. Deux ans d’histoires sans fin. Quelques mètres de plus en direction de feu mon hostel, et reconnaissant un visage connu de l’autre côté de la chaussée.

Un dimanche à Lodhi Garden. Ce n’est pas le jour de mariage. Un dimanche à Delhi. Un dimanche en Inde. Un dimanche partout. J’ai une hantise des dimanches… Surement depuis que je suis petit.

Le nomade trouve-t-il un jour un foyer ? C’est ce que je suis en train d’explorer. Je vous écris de retour à Delhi, pour un mois et demi de stage dans une boite d’édition, Katha, spécialisée dans les ouvrages pour enfants…

Présence : ce qui est présent, et ce qui est dans le présent. A suivre : ceux qui sont présents, et qui font mon présent. Avoir la présence d’esprit de se concentrer sur le présent. Car c’est tout ce que l’on a !

Trop chaotique maintenant,

Un petit peu, plus tard, peut-être

Et, comme toujours, en attendant,

Agumbe, mouillés, une fenêtre

Ce matin Nandini est repartie. Quatre journées à Manipal pour enfin découvrir ma nouvelle vie, mon nouvel univers, mes nouveaux amis. Succès sur toute la ligne, même si l’excitation initiale a laissée place à la tempête de rigueur, qui à son tour a donné lieu à un arc en ciel non pas radiant mais calme, rassurant, apaisé. Et l’occasion de quelques clichés…

3 ans après Noël en Short, IndianaSam revient dans vos contrées nordiques pour un Noël en toute fraicheur. Récit photo de 20 jours de break décembrier.

En Inde, les périodes se suivent et ne se ressemblent pas du tout. La galère delhienne a été suivie par un premier semestre assez chargé et clairement plus satisfaisant. Pour les études et la vie sociale, en tout cas. Niveau culturel, c’est moins la découverte qu’à Delhi. Peut-être que je commence à vraiment m’habituer à l’Inde…

8h45. Assis sur un caillou, j’attends le bus pour Manipal. Entre mes mains, « Writing and Difference » par Jacques Derrida. Je tente de comprendre quelques lignes. Souvent en vain. La saison des pluie est presque terminée ; il commence à faire chaud. Mais à cette heure de la journée la température est encore plaisante. Je ne veux pas faire de jaloux, mais j’annonce…

Si une image vaut mille mots, je vous prie de considérer ce qui suit comme mon premier vrai pavé.

3 ans. Le voilà, ton conte des 1000 et unes nuits. Ou devrais-je dire : ton compte des 1000 et unes nuits. Une éternité, quand on y pense. Et une expérience qui a clairement franchi la frontière de l’inoubliable. Depuis longtemps. Si j’étais un collègue de Parrango, je vous sortirais une accroche du genre : 3 ans à Delhi, ça change une vie.

En Inde, le voyage de début de printemps est un peu comme la canette de Redbull en soirée emmerdante : un petit coup de boost, et on entame la dernière partie de l’année et ses imprévus prévisibles plus sereinement. A vrai dire, cette année, la sortie à Udaipur n’était pas dans les plans. Nous avions contemplé l’option de l’une des modestes stations de ski…

Après le silence radio, je découvre le message télégraphique : pas assez de temps libre / encore moins d’inspiration / l’Inde est parfois dure à supporter / souvent dure à comprendre / alors la raconter, n’en parlons pas / ma sagesse peine à rattraper le pas des péripéties / suite de mes aventures littéraires en Juin / d’ici là …

Hampi, 15 ou 16 heures de l’après-midi, un mardi ensoleillé de la fin de 2011. Dernières heures, ou presque, d’un périple méridional avec les parents et la petite copine. Tout va au mieux : Marie-Françoise et Yves, qui entament leur troisième semaine en Inde, ne m’ont jamais semblé si joyeux, sereins et en pleine forme.